Conte : Isabelle Genlis / Musique : Fumie Hihara
Une plongée dans l’univers félin nippon où l’indétrônable star Kawaii de la toile, le chat, ôte le voile de ses paupières alanguies pour nous entrainer entre les mondes, celui que nous connaissons et les profondeurs subtiles d’univers insoupçonnés. De métamorphoses remarquables en ronronnements séduisants, contes fantastiques et merveilleux où hommes, femmes, dieux et chats ne font plus qu’un.
La Oiran de la plus célèbre maison verte d’Edo, accorde ses faveurs uniquement aux Seigneurs témoignant d’une attention toute particulière envers son chat.
Jusqu’au jour où un jeune Seigneur la provoque… Les chats n’ont-ils pas la réputation d’être les plus nonchalants des êtres, de ne se préoccuper que d’eux-mêmes, en somme, d’être des tyrans à patte de velours ? Il en donne pour preuve l’histoire d’Emma, le dieu des enfers, qui a rejeté le chat du zodiaque japonais.
La Oiran s’insurge et dans la langueur de la chambre close, une joute de récits s’engage. L’un rappelle les récits terrifiants au cours desquels le chat s’est cruellement illustré, tandis que l’autre en chante les louanges.
Les récits L’indolent félin, objet de toutes les attentions, se réveille enfin. Il s’accroche, enragé et incontrôlable, au kimono de sa maitresse. Le Seigneur, en samouraï aguerri, tue la bête d’un coup de sabre… et se rend compte, trop tard, que le chat avait protégé la Oiran d’un serpent. Pour se faire pardonner, il fera sculpter un chat en marbre, devenu depuis, le fameux Maneki Neko, le chat protecteur, qui orne désormais les entrées des maisons et des commerces.
C’est autour de cette version légendaire du Chat qui lève la patte, que l’intrigue se noue. De la nouvelle fantastique au conte merveilleux, récits surprenants et édifiants s’enchevêtrent dans l’alcôve et nous révèlent tout un pan de la littérature orale japonaise consacrée à ces félins énigmatiques…
